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Ce qui se cache sous le champ de foire



«Dans votre n°734 du 30 mai dernier, page 6, vous évoquez une certaine époque de la vie chaumontaise, illustrée par la photo d’un bloc sanitaire situé sur le parcours des élèves se rendant à l’école Oudinot et légendé Souvenirs, souvenirs», nous écrit Pierre Volot. «Souvenir, oui ! Mais pas pour tout le monde. Cet édicule construit pour les besoins de la foire (jeu de mot incontournable, je m’en excuse) qui venait de changer de site dans le but de prendre un nouvel essor, sous l’égide de la municipalité du moment et qui se voulait là encore un tremplin pour prendre place dans les manifestations du même genre sur le plan régional, voire national, n’est pas le seul à être abandonné. Sur quelques hectares, de véritables réseaux d’eau, d’électricité, d’éclairage public et de téléphone, la plupart enfouis dans un sol rocheux (à cet endroit, la terre végétale ne fait guère que 15 cm d’épaisseur), donc cher à terrasser, ont été eux aussi abandonnés. Sans parler d’une clôture érigée sur tout le périmètre du champ, d’une installation pour bovins digne d’une immense étable en plein air, du revêtement bitumineux de certaines voies de circulation, d’aménagement des parkings et de l’intervention (à chaque foire d’ailleurs) de plusieurs équipes municipales avec leurs véhicules, matériels et matériaux pendant un mois avant huit jours de foire et une semaine après pour tout ranger. Interventions qui ne sont jamais prises en compte dans le bilan de l’opération puisque selon les habitudes de la maison les travaux en régie ne coûtent rien. 
Y a-t-il eu des retombées (je ne parle plus des sanitaires)?
«Probablement puisque les commerçants ayant ouvert un stand sur le champ sont repartis généralement satisfaits. Et le contribuable dans tout ça ? Eh bien, le contribuable est resté le contribuable, sensible aux boniments et insouciant des prélèvements boursiers dont il a été victime. Mais n’étant pas rancunier, tout ça peut encore recommencer, même si l’on déplore aujourd’hui une récession économique, commerciale et autre, et une inquiétante, dit-on, diminution de la population. 
«Oui, toute cette viabilité souterraine, presque équivalente à celle d’un lotissement d’importance, est enfouie à jamais. 
«Dans mille ou deux mille ans, peut-être, un archéologue dont la manie de fouiller se sera perpétuée, peut fortuitement découvrir ces témoins de l’histoire ancienne et poser une énigme à une assemblée de Q.I. Comment se fait-il que les terriens du XXe siècle s’étripaient à l’arme blanche alors qu’ils disposaient déjà d’une technologie de pointe?De nos jours, Champollion aurait déjà trouvé». 

L'affranchi
Vendredi 13 Juin 2008
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