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CLIS de Bure : Christian Bataille démissionne

Contesté par les opposants au laboratoire mais aussi par la plupart des membres du CLIS de Bure, le député Christian Bataille a envoyé sa démission aux présidents des conseils généraux de la Meuse et de la Haute- Marne.



Président depuis moins d’un an du Comité local d’information et de suivi (CLIS) du laboratoire de Bure, le député du Nord Christian Bataille a rendu sa démission. Père de la loi du 30 décembre 1991 sur la gestion des déchets radioactifs et farouche partisan du nucléaire, c’est un peu à lui que l’on doit le labo et le projet de poubelle nucléaire qui va avec. C’est pourquoi les opposants à l’enfouissement avaient considéré comme une véritable provocation la décision des présidents des conseils généraux de la Meuse et de la Haute-Marne de le nommer président du CLIS.
Il faut dire que Bataille l’avait aussi un peu cherché en épinglant dans un rapport parlementaire, en 2005, la gestion de ce CLIS, alors présidé par le préfet de la Meuse. "Pendant une période trop longue, le CLIS a été transformé en instance d'expression unique des opposants au laboratoire, au lieu de jouer son rôle d'information et de débat", avait-il reproché.
Résultat : les opposants ont refusé de participer au CLIS tant que Bataille en serait le président. Et pour se protéger des autres enquiquineurs, Bataille a décidé que toutes les réunions du CLIS, y compris les assemblées générales, se dérouleraient désormais à huis clos, à l’écart du public et de la presse.

Les présidents de conseils généraux appelés à désigner un nouveau président

Mais le 9 avril, comme L’affranchi s’en est fait l’écho, les membres de l’assemblée générale ont violemment critique -en son absence- la gestion de Christian Bataille. Et ça n’a pas fait un pli : dès le lendemain, l’intéressé envoyait une lettre de démission aux deux présidents de conseils généraux qui l’ont nommé : Bruno Sido et Christian Namy. Lesquels, selon nos informations, n’ont pas encore répondu. Mais vu le climat de défiance qui règne désormais au CLIS, on voit mal comment ils pourraient refuser sa démission. 
Il va donc falloir désormais qu’ils choisissent un nouveau président parmi les membres actuels du CLIS. Car la loi du 28 juin 2006 précise bien que le président de cette instance doit être désigné conjointement par les présidents des conseils généraux et non, comme cela se fait dans toutes les autres associations, par le conseil d’administration. Une curiosité juridique récemment dénoncée lors de l’assemblée générale du CEDRA, qui suit toujours ce dossier de très près.

Christophe Poirson
Vendredi 24 Avril 2009
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