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Brethenay : la maison qui en avait par dessus les fenêtres...

M. Roux se bat contre une voie d’accès à un futur lotissement qu’il trouve très envahissante. Il doit
obtenir des aménagements et des réparations. Mais son principal souhait n’est pas satisfait...



Une cour anglaise pour la fenêtre du salon et des rabaissées pour les autres ouvertures.
Une cour anglaise pour la fenêtre du salon et des rabaissées pour les autres ouvertures.
M. et Mme Roux vivent depuis un an dans une ancienne ferme superbement aménagée au cœur du village de Brethenay (14, rue du Bois). Racontant y avoir beaucoup investit et travaillé, ils précisent qu’il s’agit pour eux du fruit d’une vie de travail. C’est ainsi qu’ils expliquent leur réaction à l’aménagement, derrière chez eux, d’une voie d’accès à un futur lotissement (le Chemin de derrière la ville). C’était il y a deux mois environ.
On peut voir, sur la photo ci-contre, le système de «cour anglaise» qui vient encadrer une partie de la fenêtre de son salon. Il apparaît d’ailleurs nettement que le niveau du sol se trouvait auparavant très légèrement en dessous du bas de la fenêtre.
Pour les propriétaires, il est évident que cet aménagement dévalorise la maison.
Mais ça n’est pas leur seul grief. Ils ajoutent qu’ils subissent désormais des infiltrations d’eau inconnues jusqu’ici. Et puis surtout, ils se plaignent de dégâts causés par les travaux.
Le compactage de la chaussée, à l’aide d’un puissant outil, a fait trembler la maison. «Je n’en pouvais plus», déclare Mme Roux, qui énumère les dégâts : fissures, éléments désolidarisés, plinthes décollées...
Enfin, montrant à quel point le mur en pierres sèches, qui entoure son jardin, a tendance à serpenter, M. Roux affirme, faisant état de témoignages, qu’il était auparavant parfaitement droit. Il est persuadé en fait que, ne pouvant soutenir la rue, l’ouvrage finira par tomber, comme celui du voisin d’ailleurs (voir photo en fin d’article)...



Un mur qui, selon M. Roux, était parfaitement droit avant les travaux de la chaussée.
Un mur qui, selon M. Roux, était parfaitement droit avant les travaux de la chaussée.
Le lotisseur annonce qu’il revient au niveau initial

Cette rue était auparavant un simple chemin de champs goudronné sur lequel passait de temps en temps un tracteur. «Pierre et Territoires» (l’ancien Crédit Immobilier de Wassy) ayant acheté des terrains à un particulier pour créer un lotissement de 31 lots, l’ouverture sur le chemin a été acceptée par la DDE, à condition que la chaussée soit élargie et équipée de trottoirs.
Voilà la raison des travaux évoqués plus haut. Et si tout a été autant surélevé, c’est à la fois parce qu’on créé une pente pour l’écoulement des eaux et parce qu’un trottoir relativement haut devait protéger la maison.
M. Roux ayant très officiellement protesté par écrit, «Pierres et Territoires» lui a répondu que la voie sera remise au plus près de son état initial.
M. Bertin, qui gère le dossier, nous a précisé que les travaux allaient commencer la semaine prochaine. Tout sera retiré. La chaussée retrouvera son niveau ancien, avec cette particularité qu’une petite cuvette au centre permettra l’évacuation des eaux. Et le trottoir sera simplement remplacé par une petite bordure.
Par ailleurs, l’entreprise et l’aménageur disent avoir prévenu leurs assurances. Ils annoncent que tous les dégâts constatés par huissier seront entièrement réparés.


M. Roux remet carrément en cause la voie d’accès

M. Roux attend bien sûr de voir pour le croire. Mais il remarque surtout que sa troisième exigence n’est pas prise en compte.
Il demande tout simplement que le lotissement ne soit pas ouvert sur ce chemin. Il fait valoir d’abord divers problèmes de sécurité, autrefois soulevés par des riverains dans une lettre pétition au maire.
On retiendra surtout un manque de visibilité à la sortie. Ce qui a été traité par l’installation du stop (rarement respecté) sur l’autre voie.
M. Roux affirme aussi que personne, pas même le maire, ne lui a signalé ce projet de voie quand il a acheté la maison. Sinon, il n’aurait pas fait affaire. On lui avait parlé plutôt d’une route contournant le village.
Mais il propose aussi tout simplement que le nouveau lotissement soit ouvert sur les anciens lotissements tout proches.
Le maire, M. Gilles Cassert, répond qu’il ne voit pas comment il aurait pu s’opposer au passage sur un chemin communal. De plus, il ne s’imagine pas imposer la voie de contournement qui ferait 1,7 km et serait, dès lors, à la charge de la commune. Enfin, il se refuse à ouvrir sur les lotissements existants, au prétexte que ceux-ci subissent déjà une circulation importante.
Les différentes parties prenantes du dossier font par ailleurs valoir le fait qu’un plan d’aménagement a été exposé et qu’aucune observation n’a été faite pendant les délais de recours.
Mais M. Roux répond qu’il n’a été au courant de rien et, qu’avec son avocat, il s’apprête maintenant à saisir le tribunal administratif.
Et ça, bien sûr, ça n’amuse personne...
Le voisin, dont mur s’est en partie effondré, fait savoir son mécontentement à tous les passants.
Le voisin, dont mur s’est en partie effondré, fait savoir son mécontentement à tous les passants.

Lionel Thomassin
Jeudi 30 Avril 2009
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