Rechercher un article



Envoyez un mail à L'affranchi

laffranchi52@gmail.com

Armée : «On fait avec les élus qu’on a»

Henri Linarès, délégué syndical FO, revient sur le différend qui l’oppose à la CGT dans le combat en faveur des régiments de Chaumont et Langres.



Délégué syndical FO et porte-parole de l’intersyndicale de la BSMAT de Langres, Henri Linarès tient à relativiser le «coup de gueule» de la CGT publié la semaine dernière dans nos colonnes. Le syndicat annonçait son refus de cautionner plus longtemps «l’hypocrisie politicienne» existant selon lui au sein de cette intersyndicale. Allusion au rôle, parfois pas très clair, il est vrai, de certains politiques haut-marnais.
«Ce n’est pas la CGT qui a décidé de quitter l’intersyndicale, c’est nous qui lui avons demandé de partir», affirme aujourd’hui Henri Linarès. «Parce que, effectivement, nous n’étions pas d’accord sur la façon d’opérer».
Selon lui, ce départ n’est d’ailleurs pas bien ennuyeux puisque l’intersyndicale représente quand même «95% du personnel civil de la BSMAT».
Pour le reste, «il faut bien faire avec les élus qu’on a, même s’ils sont tous UMP», souligne le porte-parole. «Plutôt que de les ignorer, on préfère les mettre devant leurs responsabilités. D’autant que la décision finale sera politique. Lorsque j’ai été reçu au ministère de la Défense, j’ai vite remballé les arguments techniques, parce que j’ai senti que ça n’intéressait personne. Le discours sur l’aménagement du territoire et les problèmes que connaît le sud haut-marnais était beaucoup plus porteur».

La pression sur Chatel

Aujourd’hui, Henri Linarès n’a pas peur de dire : «Si on garde nos régiments de Chaumont et Langres, ce sera en grande partie grâce à Luc Chatel. Mais si on les perd, ce sera aussi à cause de lui».
«Quand je lui ai dit ça, il n’a d’ailleurs pas cherché à m’affirmer le contraire», poursuit le délégué syndical. «Il m’a simplement répondu que ça allait être difficile».
Dans son édition du 17 juin, Le Figaro écrivait : «Il reste encore à arbitrer six fermetures de sites militaires, principalement dans l’Est». Et parmi ces six, le régiment de Chaumont était cité. Ce qui tendrait à confirmer que la menace est vraiment sérieuse, malgré les responsabilités nationales de Luc Chatel. Mais qu’il y a aussi encore de l’espoir puisque la décision n’est toujours pas prise.
Le suspense risque de se prolonger jusqu’au 3 juillet, nouvelle date retenue par le ministre de la Défense pour communiquer la liste des fermetures.

Christophe Poirson
Vendredi 20 Juin 2008
Lu 480 fois
Notez

Nouveau commentaire :