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Aide aux sans papiers : Plus de 100 «coupables» se manifestent

Plus de 100 personnes ont participé au rassemblement des aidants aux sans papiers mercredi aprèsmidi à Chaumont.



Réunis sur le parvis de l’Hôtel de ville, les manifestants se sont ensuite rendus à la préfecture.
Réunis sur le parvis de l’Hôtel de ville, les manifestants se sont ensuite rendus à la préfecture.
La loi permet aujourd’hui de poursuivre les personnes qui ont apporté une aide aux «sans-papiers». Elle punit de 5 ans d'emprisonnement et d'une amende de 30 000 € «toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d'un étranger en France». Ainsi, elle ne fait guère de distinction entre le passeur qui exploite la misère de ses contemporains et le citoyen qui apporte un peu de réconfort à des personnes en détresse. Quelques personnes ont déjà été inquiétées par la justice. L’affaire la plus médiatisée a certainement été celle de cette dame qui, près de Calais, rechargeait les portables des migrants. Et même si ça n’est pas allé bien loin, des craintes se font sentir pour l’avenir.
On a appris que, dans la loi de finances 2009, sont inscrits les objectifs de 28 000 reconduites à la frontière et 5 500 interpellations d’aidants.
Plusieurs associations humanitaires ont donc décidé de mettre en place une série de manifestations, mercredi, au cours desquelles des citoyens s’accuseraient d’avoir aidé une personne en situation irrégulière. Celles-ci devaient se signaler par un badge précisant : «Aidant, je suis prêt à être poursuivi».
Les organisateurs en voulaient 5 500. Ils ont été finalement beaucoup plus nombreux.
Rien qu’à Chaumont on en comptait plus de 100.
Ici, la manifestation était organisée par le Secours Catholique, la Communauté Emmaüs, la Ligue des Droits de l’Homme, France Terre d’Asile et la FNARS (Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale).
Ces associations ont fait savoir qu’en vertu de leurs principes de solidarité, leurs adhérents se sentaient le devoir de venir en aide à toute personne en difficulté, isolée et démunie. Or, disent-ils : «Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit».

Lionel Thomassin
Vendredi 10 Avril 2009
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