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20 ème CINE TECH : NOS COLLEGUES LES ROBOTS

Autour de la Terre, le cluster Nogentech, le Pôle Technologique , avec la formation d'ingénieurs en apprentissage, UTT Mécanique Matériaux Troyes, présentent un CINE TECH le mercredi 13 janvier 2016 intitulé : NOS COLLEGUES LES ROBOTS dans l'amphithéatre de l'UTT, au pole technologique de NOGENT (52800)



Le CINE TECH N°20 aborde les recherches et innovations dans le domaine des robots collaboratifs et de leur interaction avec les opérateurs humains. Avec 4 petits films du magasine FUTUR MAG et un témignage de Philippe BOUJON , directeur général des forges de courcelles - groupe sifcor

1.- DES ROBOTS POUR LES ENFANTS AUTISTES On les a longtemps fantasmés, rêvés, imaginés, aujourd'hui les robots humanoïdes commencent à être une réalité. Direction Birmingham, au Royaume-Uni, à la découverte de Nao, un petit robot programmable capable d'interagir avec des enfants autistes. A leur contact, les enfants font d'énormes progrès : ils apprennent mieux et développent des relations sociales dont ils étaient auparavant incapables. Une véritable révolution pour des enfants souvent coupés du monde. 2.- NOS COLLÈGUES LES ROBOTS Robots d’assistance physique : la fin des douleurs au travail ? Les troubles musculo-squelettiques (TMS) n’ont cessé de se multiplier dans les entreprises européennes au cours des 15 dernières années, affirme le groupement d’intérêt public Eurogip. Pour soulager les douleurs liées au travail répétitif et épauler les salariés, de plus en plus de cobots ou de “Robots d’Assistance Physique” sont introduits dans les usines. De quoi sont-ils capables et quelles sont leurs limites ? FUTUREMAG a interrogé Jean-Jacques Attain-Kouadio, ergonome à l’INRS, l’institut de référence pour la santé et la sécurité au travail. 3.- LES PROTHESES ROBOTIQUES : LES PROMESSES DE L'HOMME BIONIQUE Ces dernières années les avancées techniques se sont accélérées jusqu'à proposer aujourd'hui des prothèses qui restituent le sens du toucher. Tout au long de cette émission, vous plongerez dans l'univers de l'intelligence artificielle pour découvrir les dernières innovations autour des prothèses de plus en plus intégrées au corps humain. Les questions éthiques autour de ce nouveau type de transhumanisme se bousculent : l'homme du futur sera-t-il bionique ? 4.- DES ROBOTS CHIRURGIENS Nous partons à la rencontre de Bertin Nahum. Après ses études en robotique à Lyon, cet ingénieur français décide en 2002 de fonder Medtech, une société qui développe des robots neuro-chirurgicaux considérés comme étant à la pointe dans son domaine. Rencontre avec un homme et des robots chirurgiens extraordinaires. témoignage de Philippe BOUJON , directeur général des forges de courcelles - groupe sifcor Les forges de Courcelles sont une entreprise séculaire, installée dans la vallée de la Traire à Nogent. Le site a accueilli une colonie pénitentiaire pour jeunes gens et pratiquait l’estampage essentiellement destiné à l’industrie coutelière. A la fin des années 60, MM. André et Jacques Deguy ont orienté l’entreprise vers l’industrie automobile. Les engins de frappe, moutons et marteaux pilons à planche ont cédé leur place à des maxi presses. Ces machines, qui développaient des efforts de mise en forme de 500 à 2500 t étaient alimentées par des chauffeuses à induction. Elles étaient animées par des estampeurs qui effectuaient toutes les opérations de transitique sous et autour des presses à l’aide de tenailles. A la fin des années 80, les tentatives d’automatisation de la production ont été pénalisées par l’exiguïté des laboratoires des presses, l’inefficacité des manipulateurs, le manque de stabilité des processus de mise en forme et le cout exorbitant des robots. Les machines mécanisées étaient peu flexibles et ne produisaient finalement pas beaucoup plus de pièces que leurs consoeurs manuelles. La simulation par calcul des gammes de déformation de la matière à permis de mieux appréhender les paramètres significatifs et ainsi de fiabiliser les processus de fabrication. Dans le même temps, les Forges de Courcelles s’orientaient vers des productions de volumes de pièces importants, des pièces de plus grandes tailles organisées en familles de produits à morphologie semblable. De nouvelles presses à forger de puissance plus importante (4000, 6300 puis 8000 tonnes) ont pris la place des machines plus petites, mises en concurrence par les pays d’Europe Centrale. Dès le début, ces nouvelles lignes de fabrication ont été conçues pour admettre des robots. Nous avons commencé par robotiser ce qui était le plus facile, c’est à dire la manutention des lopins. Puis, nous avons appris aux robots à forger à notre place ! La nature du travail dans nos ateliers a beaucoup évolué : la programmation des robots, l’affinage des points d’approche et de dépose, l’initialisation des cycles, la rigueur dans les changements des pinces et préhenseurs sont des nouveaux savoir faire qui ont remplacés la force physique. Pour des pièces d’environ 20kg, les robots ont réduit le nombre d’hommes nécessaires autour de la presse. Ils ont surtout permis des cadences de travail plus que doublées par rapport à la vitesse de production manuelle. La synchronisation de plusieurs robots a permis la manipulation multiple. Des pièces peuvent être transportées par 2 robots en coopération et des robots peuvent manipuler plusieurs pièces sous la machine, permettant la frappe xxx Détrônant les systèmes transferts, les robots synchronisés ont encore améliorés les vitesses de production en réduisant le nombre de coup de presse pour produire une pièce. En utilisant ces principes, une de nos presses est capable de produire près de 400 vilebrequins à l’heure ! Vision du futur : Les robots sont des machines complexes qui requièrent une solide formation de la part de leurs intégrateurs et de leurs utilisateurs. Leur multiplication sur les postes de travail (nous avons jusqu’à 17 robots sur une ligne de forgeage) demande une attention soutenue et rend la conduite de la machine très difficile. C’est pourquoi, outre la coopération des robots entre eux, nous développons la supervision. L’opérateur dispose d’une interface graphique et peut s’adresser à chaque robot à distance. Il peut ainsi visualiser leur état, les initialiser, les lancer en production, les placer au « garage » … La maintenance peut également obtenir des informations de diagnostiques alors même que les robots travaillent. La sécurité autour des robots est une préoccupation permanente. Pour mettre les hommes à l’abri, les robots sont aujourd’hui enfermés dans des enceintes grillagées sécurisées. Demain, avec les évolutions de la technologie, les robots seront plus aptes à prendre en compte leur environnement. De nouveaux capteurs leur donnerons la vue, la sensibilité, peut être même l’ouïe et l’odorat. Ainsi, les robots seront plus aptes au travail avec l’homme. Dans le milieu de la forge, cela reste encore le futur …

Christophe JUPPIN
Lundi 4 Janvier 2016
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