Connectez-vous S'inscrire


Téléchargements GRATUITS des anciens numéros


L'affranchi par E-mail




Rechercher un article

L'histoire de L'affranchi


 
 

1993 : le «Numéro zéro»


L'aventure de L'affranchi a réellement commencé en novembre 1993... lorsque, affublés de pseudonymes, nous avons réalisé un «Numéro zéro». L'opération a été montée avec l'aide technique du Centre X 2000, que présidait à l'époque Jean-Claude Daniel.
Tiré à 300 exemplaires, le journal test a été confié pendant une semaine, par des étudiants de l'ATACC, à 300 Chaumontais. Ceux-ci ont ensuite été invités à répondre à un questionnaire qui devait nous renseigner sur la faisabilité du projet. Les résultats de l'étude - mais aussi la manière dont les photocopies des pages ont circulé ensuite - nous ont convaincu qu'il existait une demande pour ce type d'information locale.
Partant de là, il a fallu un peu plus de 5 mois pour mettre en place l'entreprise et sortir le premier numéro. Nous étions 3 anciens journalistes du Journal de la Haute-Marne, libres et seuls actionnaires de L'affranchi, à qui les «spécialistes» accordaient généreusement, dans leurs pronostics, une espérance de vie inférieure à 6 mois.


1994: sondage et démarrage


Entre le projet  et sa réalisation, il s'est donc écoulé pas mal de temps. Durant cette période, en proie à des problèmes personnels, le maire Cyril de Rouvre a effectué un séjour en prison.
Diffusé le 15 avril 1994, notre premier numéro était axé sur un sondage effectué nouveau par l'ATACC. Il agissait de saisir, autant que possible, l'image que les Chaumontais gardaient de leur maire. Le «petit journal de Chaumont», comme on a commencé à le nommer à l'époque, utilisait les techniques de la Publication assistée par ordinateur. Il était, de ce fait, imprimé à Bar-sur-Aube. Car, à l'exception des Imprimeries de Champagne, personne en Haute-Marne ne fonctionnait avec les outils nécessaires. Mais, dès qu'un petit imprimeur local a pu s'équiper en matériel informatique spécifique, nous avons voulu lui confier notre hebdo.


95-96 : nouvel imprimeur nouvelle présentation


C'est ce qui s'est passé en février 1995, avec l'Imprimerie du Vallage à Jonchery ; au prix d'un léger rétrécissement de format (un centimètre), mais avec un raccourcissement des délais assez intéressant.
Puis, en janvier 1996, l'hebdo de Chaumont a adopté la présentation qui est la sienne aujourd'hui. Les polices de caractères, la forme des titres, le «gris» du journal, le folio des pages, le rappel des rubriques, l'organisation de la partie Agenda... ont été choisis à la suite d'une longue étude menée par les étudiants de l'Ecole Supérieure des Arts et du Design d'Amiens.
Cette école, qui participe chaque année au concours d'étudiants des rencontres des arts graphiques, avait connu L'affranchi en venant assister au festival de l'affiche.
 

1997 : les mesures d'économie


En 96 aussi, l'habilitation à publier les annonces légales a pu apporter une nouvelle corde à notre arc.
Et enfin, en septembre 1997, c'est le format qui a changé.
Nous avons augmenté le nombre de pages et ramené les dimensions du journal à 2l x 29,7 cm. C'était le moyen de mieux mettre les informations en valeur. Mais ce format standard nous permettait surtout de réaliser des économies.
L'entreprise a passé le cap des trois ans en ayant perdu un peu d'argent chaque année. Il fallait inverser la tendance pour assurer la pérennité. Plusieurs mesures ont été prises. La plus douloureuse restera le licenciement d'un des membres fondateurs. Il travaille aujourd'hui pour La Croix de la Haute-Marne à Saint-Dizier.
C'est à ce prix que l'année 98 a pu enfin être pleinement satisfaisante sur le plan financier.


98-99 : la justice entre en jeu


En 1998, dégagés des soucis matériels, nous avons dû faire connaissance avec la machine judiciaire. Patrick Paintendre, l'ancien président de l'UCIA, à qui nous avons consacré une enquête peu flatteuse, a porté plainte pour diffamation.
Cette plainte a été suivie d'une enquête et d'une mise en examen. Mais, ayant pu apporter les preuves de ce que nous avions écrit, nous avons gagné le procès.
C'est finalement la seule action en diffamation à laquelle nous ayons dû répondre.
En revanche, à la demande du juge d'instruction, un journaliste de L'affranchi s'est retrouvé en garde à vue à la gendarmerie de Chaumont. Il avait publié une information qui était censée ressortir du secret de l'instruction.
L'initiative judiciaire était d'autant plus surprenante que le journal n'était pas soumis au secret de l'instruction et que l'actualité parisienne nous donnait quotidiennement des exemples de violations parfaitement admises par la justice.
L'affaire n'est en fait jamais allée plus loin.


2008 :  le site internet


En 1999 nous avons fêté nos 5 ans en organisant un débat avec nos lecteurs à la salle des fêtes. Depuis, on ne peut pas dire que la vie de L'affranchi ait été un long fleuve tranquille. Mais les événements n'ont plus pris autant d'importance.
Nous avons connu quelques difficultés avec des élus (et même avec le directeur général des services de la ville). Notre volonté de porter la plume dans la plaie ne nous a pas valu que des compliments. Surtout de la part de ceux qui nous dirigent. Et ce n'est certainement pas fini.
Ils ont cependant eu l'occasion de se venger à notre dixième anniversaire. Nous leur avons ouvert nos colonnes leur demandant d'écrire ce qu'ils pensaient de L'affranchi. Plusieurs d'entre-eux en ont bien profité !
Nous avons dû nous battre aussi pour faire valoir nos droits. Un recours au Conseil d'Etat a même été nécessaire pour que le gouvernement nous accorde enfin les aides à la diffusion de la presse octroyées aux journaux indépendants.
Et, à la fin de l'année 2006, il nous a fallu changer d'imprimeur. L'imprimerie du Vallage fermant ses portes, nous nous sommes tournés vers l'Imprimerie du Petit-Cloître à Langres.
En 2008 enfin, à l'heure du 14e anniversaire de L'affranchi, s'est ouvert ce site internet. Il nous était demandé depuis tant d'années. Nous souhaitons qu'il serve à nous faire mieux connaître et comprendre. Nous espérons surtout que ce prolongement de notre édition papier permettra d'établir un contact plus étroit avec nos lecteurs. Nous attendons leurs commentaires sur chacun des sujets que nous traitons.