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Hôpital : La colère d’un maladeL’affranchi publie la lettre un peu salée d’un homme atteint d’un cancer qui a quitté l’hôpital avant l’intervention prévue, parce que, étant arrivé en retard le 14 juillet, il a été très mal reçu.
Atteint d’un cancer, un Haut-Marnais que nous connaissons bien, mais qui nous a fait promettre de ne pas donner son nom, a tenu à faire paraître un mot sur ce qu’il a ressenti lors de sa dernière visite à l’hôpital de Chaumont.
Pour essayer de faire comprendre son état d’esprit, nous devons préciser qu’en trois mois il a subi une opération lourde avec ablation d’un organe, il a vendu son commerce et il a vendu sa maison. Il précise qu’il a été amené à prendre des décisions terribles. C’est dans ce contexte qu’il a dû se rendre le 14 juillet à l’hôpital de Chaumont. Il venait pour la pose d’une valve. Voici donc son récit : «Arrivé une heure en ratard, et après avoir longuement cherché le service dans lequel je devais me rendre (un jour férié, il n’est pas facile de se renseigner), je finis par arriver au bon endroit. «Une jolie petite rousse m’accueille gentiment. En discutant, elle parvient à me remonter le moral. Je dois dire qu’il m’arrive de ne plus l’avoir... «Surgit alors dans la chambre une pétasse blondinasse qui m’insulte parce que je suis en retard. Elle affirme que je ne pourrai pas subir l’intervention du lendemain pour la bonne raison que j’aurais dû avoir un entretien avec le docteur anesthésiste (que j’ai cru croiser...). «Là j’ai un peu de mal à comprendre le caractère indispensable de cet entretien. J’ai quand même subi une lourde opération le 15 mai 2008 et j’ai vu un autre médecin du même service, le vendredi 11 juillet dernier. «J’ai finalement envoyé balader cette infirmière - pas très poliment, je l’avoue - et je suis rentré chez moi. Si je suis allé trop loin dans mes propos, je le regrette et je souhaite présenter mes excuses. Mais il faut reconnaître que le personnel n’est pas formé pour accueillir des sales gaillards comme moi». Néanmoins, il ne retire pas le mot de «pétasse» qui, commente-t-il : «prend un malin plaisir à commander les patients et pas toujours avec respect... Or, je ne suis pas un patient, mais un client». Petite précision : après avoir quitté l’hôpital, notre homme a pris rendez-vous à Dijon... L' affranchi
Lundi 21 Juillet 2008
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