Fidèle à la position qu’il avait déjà prise pour la ville, Luc Chatel a souhaité que la Communauté de Communes du Pays Chaumontais n’augmente pas ses impôts. Si bien que les taux vont se maintenir à 1,01 % pour la taxe d’habitation, 1,87 % pour le foncier bâti, 1,58 % pour le non-bâti et 0,825 % pour la taxe professionnelle (1). Jean-Marie Watremetz, le 1er vice-président chargé des finances explique qu’il s’agit d’une fiscalité extrêmement basse pour ce type de collectivité. Mais Luc Chatel réplique que les Chaumontais ont déjà leur compte en matière d’impôts et qu’il ne veut pas en rajouter. Il n’empêche que les dépenses de fonctionnement vont augmenter ; à commencer par la masse salariale dont la montée en charge achevée l’an dernier (il y a désormais 17 employés) atteindra son coût réel cette année (783 000 euros). Par ailleurs, le plus gros poste de la CCPC (les bus dont le budget atteint 2,16 millions d’euros) n’est pas amené non plus à diminuer. Dans le même temps, les investissements vont augmenter, à la fois dans le budget principal (base de loisirs de Choignes, aire des gens du voyage, achat de matériel...) et dans les budgets annexes des zones industrielles intercommunales. Si bien qu’il va falloir contracter beaucoup plus d’emprunts. Actuellement l’endettement est de 3,5 millions d’euros, on va facilement arriver aux 5 millions. Et pour les rembourser dans les années à venir, il faudra bien augmenter les impôts. Rappelons quand même que les taxes devraient rapporter cette année «seulement » un peu plus de 1,5 million d’euros. (1) Il existe aussi une taxe de zone, dont le taux est de 11,12 %, pour les entreprises installées sur les zones d’activités intercommunales. Mais, compte tenu du faible nombre d’entreprises concernées et des exonérations accordées aux nouveaux venus, seule la malheureuse «Decorse et Guérin Industrie» y était asujettie.