Délégué syndical FO et porte-parole de l’intersyndicale de la BSMAT de Langres, Henri Linarès tient à relativiser le «coup de gueule» de la CGT publié la semaine dernière dans nos colonnes. Le syndicat annonçait son refus de cautionner plus longtemps «l’hypocrisie politicienne» existant selon lui au sein de cette intersyndicale. Allusion au rôle, parfois pas très clair, il est vrai, de certains politiques haut-marnais.
«Ce n’est pas la CGT qui a décidé de quitter l’intersyndicale, c’est nous qui lui avons demandé de partir», affirme aujourd’hui Henri Linarès. «Parce que, effectivement, nous n’étions pas d’accord sur la façon d’opérer».
Selon lui, ce départ n’est d’ailleurs pas bien ennuyeux puisque l’intersyndicale représente quand même «95% du personnel civil de la BSMAT».
Pour le reste, «il faut bien faire avec les élus qu’on a, même s’ils sont tous UMP», souligne le porte-parole. «Plutôt que de les ignorer, on préfère les mettre devant leurs responsabilités. D’autant que la décision finale sera politique. Lorsque j’ai été reçu au ministère de la Défense, j’ai vite remballé les arguments techniques, parce que j’ai senti que ça n’intéressait personne. Le discours sur l’aménagement du territoire et les problèmes que connaît le sud haut-marnais était beaucoup plus porteur».